Le
12/05 à la recherche de renseignements concernant radars et autoroutes,
je vais sur le site www.equipement.gouv.fr. Quelle ne fut pas ma
stupeur en revenant le 14! Certaines dates (in "actualité") avaient
disparu entretemps. Je vous retranscris donc les dates et chiffres :
7 nov 2005 : recueil des offres fermes pour la vente des Autoroutes du sud, Paris Rhin Rhône et Sanef
14 déc 2005 : cession des autoroutes avec Thierry Breton
9 mars 2006
: vente établie à ASF, groupe Vinci qui a 65% de Cofiroute. 41,5% à
l'état et 8,8% aux Autoroutes de France, établissement public.
18/05
Pour les autoroutes, jusqu'alors nous nous disions : passe encore,
puisque cela appartient à l'état. Cette vente générale nous a surpris,
personne ne la réclamait et cela ne nous arrange pas. Mais on ne nous a
pas demandé notre avis. En effet :
1° ces autoroutes sont chères pour les usagers : 100 euros
pour traverser la France! Tout le monde ne peut pas se le payer.
2°
pour les riverains, ils perdent en qualité de vie, les terrains sont
dévalorisés, le commerce part... Les autoroutes enclavent plus qu'elles
ne désenclavent, elles favorisent la désertification tandis que de
grandes agglomérations se développent.
3° les autoroutes ont un
autre effet pervers : vous prenez l'autoroute, vous consommez sur
l'autoroute, l'eau de l'autoroute, etc. Mais si vous preniez la route,
vous auriez 100 euros de plus à dépenser dans nos beaux villages de
France et vous feriez fonctionner l'économie locale, régionale et
nationale.
3° les autoroutes
occasionnent des frais supplémentaires pour les PME-PMI. Certaines ne
peuvent supporter ces dépenses cumulées avec les autres charges. Pour les entreprises restantes, l'argent qui part dans les péages n'est pas réinvesti dans l'entreprise.
4° de plus les frais de péage des entreprises se comptabilisent
dans les frais de déplacement et à ce titre sont moins taxés par
l'état. Il y a donc un réel manque à gagner pour la collectivité. Plus
il y a d'autoroutes privés, plus l'état y perd (puisque l'argent
mobilisé pour les péages privés, moins taxé, n'est pas investi dans l'entreprise). Avant
lorsque nous possédions les autoroutes, c'était passer d'une main à une
autre, ce n'est plus le cas. Bien au contraire cela nous assèche.
Alors, que faut-il faire ? Dans l'immédiat, je conseille amicalement au gouvernement de mettre en place un système d'information du public sur les itinéraires bis. C'est le moment de vite préparer la saison touristique, par exemple organiser la distribution de cartes routières (mentionnant les hauts lieux touristiques également) via les offices de tourisme et syndicats d'initiative et/ou une campagne d'affichage. Il faut investir dans la publicité, voir le système routier avec la DDE, contacter conseils régionaux et généraux. Les dépliants sont à assortir de conseils de conduite : levez le pied, gardez vos distances, arrêtez vous toutes les 2 heures. "Bison futé", le retour!
24/05 On m'objecte que les accidents sont plus nombreux sur route que sur autoroute. D'accord. Mais si les routes avaient été mieux entretenues... Elles périclitent, c'est un fait. La meilleure solution finalement pour la sécurité routière, cela aurait été qu'il y ait des opérations anti-péage lors des grands départs! Nous comptons donc sur le gouvernement pour repérer les axes les moins accidentogènes et pour faire des contrôles accrus.
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Sécurité routière
les règles de base :
- levez le pied, la vitesse est un facteur d'accident non négligeable.
- gardez vos distances
- arrêtez-vous (la fatigue tue)
- sur l'autoroute, rabattez-vous. Il est dangereux de se placer au centre, cela oblige à doubler sur la troisième voie alors que la première est libre.
- sobriété au volant
- Le maître mot de la conduite : Anticipez. Soyez attentifs aux autres véhicules et à la configuration de la route. Utilisez vos rétroviseurs.
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Reprenons
le thème des transports, le réseau autoroutier (entre autres biens de
l'état) a été cédé au domaine privé. Que faire désormais? Plusieurs solutions
sont à faire valoir dans le même temps.
Le secteur des transports routiers est un secteur qui recrute, ce n'est donc pas très génant pour l'économie de positionner l'état dans ce secteur. Et ils manquent de personnel particulièrement à l'international. L'international, c'est ennuyeux pour l'état. Pourquoi? Nous revenons sur l'histoire des péages qui mobilisent une partie des ressources de l'entreprise. Les frais de déplacement (dont les péages font partie) sont moins taxés que les autres par l'état et se décomptent également lorsque l'employé est en mission à l'étranger. Et comme le trafic international est en augmentation... Pour l'état ce n'est pas intéressant, au contraire. Il y a un manque à gagner donc potentiellement l'état perd de l'argent. Nous n'avons aucun intérêt à laisser ce secteur se développer. Par contre, il faudrait y prendre pied. Cela pourrait non seulement stabiliser les comptes de la SNCF mais dégager des bénéfices substantiels (qui serviront à nourrir d'autres pôles).
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Actualités transports (05/12/06)
Ce mardi 24/10 à l'assemblée nationale, Monsieur Perben a annoncé le déblocage de 1milliard 800 000 euros pour le réseau ferré et le fret ferroviaire (sous la pression des syndicats qui cette fois n'eurent pas beaucoup à insister... quand on veut, on peut)
Le 25/10 déplacement de Monsieur Chirac en Chine, signature d'un accord de vente de 500 locomotives (Alstom, France)
Le 26/10 Bombardier (Canada) emporte le marché public (contre Alstom) du remplacement des trains de banlieue, 172 trains ultra-modernes. fabriqués dans le Nord. Des commandes pour 16ans pour l'entreprise dont les salariés se demandaient tous les ans si ça n'allait pas fermer (les commandes en vue ne représentaient que 5-6 ans maximum).
Y a t'il eu un miracle? D'un seul coup, en fin de mandat, par un heureux hasard. Cela a un côté légèrement énervant parceque je me dis qu'ils ne l'ont pas trouvé tout seul (dès qu'il y a un candidat, même peu connu, il est forcément suivi par les services). Avant d'écrire je fais quand même le tour, histoire d'être sûre que personne ne l'a écrit avant. Même les écologistes ne l'avaient pas inscrit à leur programme. Ils l'ont sorti juste après : ah mais au fait, il y avait les trains. Alors oui, tant mieux. Tant mieux en définitive, cela me fait bien plaisir pour ceux qui travaillent, pour la Chine et pour la France. Au moins nous vendons quelque chose de propre, utile aux deux pays et que nous savons très bien faire. De même en interne, il faut absolument rénover notre circuit ferroviaire, cela ne peut nous être que bénéfique.