Présentation
Laurence DOFFINY
- 43 ans
- Lens (Pas-de-Calais)
- Archiviste spécialisée
mairies
- Maîtrise de linguistique
(spécialisation argumentation) mention bien, DEUG
Information et communication
-
nombreux centres d'intérêts parmi lesquels :
communication,
littérature, mathématiques, médecine,
langues étrangères, histoire,
psychologie, sociologie, etc
- Ecole de pensée des structuralistes.
Que signifie parti sans
étiquette?
Ce
sont les personnes qui ne se retrouvent pas dans les discours actuels
et veulent agir indépendamment. Un certain nombre de maires
sont
d'ailleurs dans cette mouvance. Ce sont souvent des "petits maires" qui
tiennent beaucoup plus compte des nécessités du
terrain que de
l'idéologie dominante. Ils essayent de faire au mieux pour
leur ville
et estiment qu'il n'y a pas toujours à suivre les
idées d'un parti
lorsque cela ne correspond pas à la situation effective.
Nous n'avons donc pas de parti pris.
J'ai un passé de "militante"
mais pas au service d'un
parti en particulier, plutôt au service de certaines
idées. Je prends
parti mais pas dans un parti! Depuis toujours je me suis
sentie
proche des
idées socialistes mais vu la tournure que les
choses
prennent actuellement, je me désolidarise. Il faut dire
aussi que quand autour de soi on a
vu les anciens rendre leur carte du ps, cela fait
réfléchir. J'ai essayé de m'y rendre
mais ce qui nous est
proposé n'est plus du socialisme, à mon avis. (Un
comble:
je me sens plus socialiste qu'eux! Il faudrait qu'ils relisent la
définition du socialisme. Bientôt nous serons si
nombreux,
nous les excommuniés, que nous pourrons recréer
le
parti). Je me sens également proche des verts mais sans
jamais
m'y être inscrite. Parceque leur programme n'est pas assez
bridé, voilà c'est dit.
Je ne désire pas créer de parti proprement dit,
ni
proposer des
adhésions à 20 (ps) ou 50 euros (ump) car je
pense que
beaucoup de gens
sont de ce fait exclus du système. Ici l'adhésion
est
libre.
contact : programme2007@ifrance.com
Ce site est issu du blog : programme2007.blogg.org
ou programme2007.hautetfort.com
Le
programme : un programme réaliste et humaniste
Quelles
sont les
différences avec les autres programmes, et
particulièrement ceux de madame Royal et de monsieur Sarkozy?
Les
réformes du projet socialiste, dont les mesures phares sont
l'augmentation du smic à 1500 euros et le rachat d'edf, ce
sont
de belles intentions mais ce n'est pas très
crédible (voir les raisons de ma prise de position in
"entreprises" ).
Face au "programme" Royal, Monsieur Sarkozy semble
avoir un
programme plus "clair", mais semble seulement. Cette personne est en
réalité un
fieffé traficoteur, sa
façon de manier les choses et surtout les chiffres me
laissent
pantoise. Il déclare dans le même temps :
je
vais réduire la fonction publique mais il veut
parallèlement embaucher dans la police, la justice, le
système pénitenciaire. Et il se garde bien de
nous
fournir les détails : où exactement va t'il
trancher dans
la fonction publique? Pas de réponse. Il va supprimer des
postes
inutiles. Mais lesquels? Mystère. De même, les
chiffres du
chômage, on se glorifie, le chômage a
régressé mais là aussi aucun
détail. Or
combien de personnes sont actuellement en contrats aidés par
l'état, contrats de 20 ou 26 heures par semaine et d'une
durée de six mois à deux ans au maximum? Aucun
chiffre. Si c'est
cela
qu'on appelle résorber le chômage. Et les
personnes sans
emploi proches de la retraite sont sous un régime
spécial, qui n'entre pas dans les statistiques du
chômage.
C'est trop facile de compter comme cela... Je reproche
à
monsieur Sarkozy des incohérences dans son discours. Il ne
va
pas vraiment au fond des choses, il compte par exemple sur la reprise
de l'économie mais on ne sait pas comment, par quels moyens.
Monsieur Sarkozy veut instaurer
la libre concurrence : adieu la poste adieu le
fret ferroviaire! Demandez aux anglais ce que donne la
libéralisation de la poste : les privés prennent
les secteurs rentables
mais quand à livrer au fin fond du pays, ça c'est
bon pour le public,
impossible d'être rentable dans ces conditions.
De manière générale, les partis nous
proposent des
listes de réformes. Nous avons donc devant nous des
successions
de tirets (nous allons faire ceci, et cela) Monsieur Sarkozy, qui doit
certainement penser que plus il y en a mieux c'est (il me fait peur,
avec son avalanche de réformes tous azimuts) aligne environ
500
propositions. Mais aucune vision d'ensemble. Seulement le
problème est que tout est lié et que des
réformes
dans un secteur peuvent avoir des influences néfastes dans
d'autres. Par exemple, la loi sur la responsabilité
hospitalière aux maires peut mener à des
fermetures
d'hôpitaux ou encore la loi qu'il a instigué sur
la
possibilté de retrait des allocations familiales aux
"éléments perturbateurs" donne aux maires un
pouvoir de
police qu'ils n'avaient pas. Ces lois aboutissent à
une loi
transversale qui accroit considérablement les pouvoirs et
devoirs des maires et on peut se demander si cette passation de pouvoir
est judicieuse. Le maire policier va t'il se faire casser la figure par
ses administrés? Il faut dire que cela marche
très
bien avec ses idées fixes de flicage à tous les
niveaux.
Je prétends que nous n'avons nul besoin d'être
tenus en
laisse, que le problème c'est avant tout l'emploi et non pas
l'insécurité qui n'est qu'une
conséquence de la
pauvreté. Donc disais-je, il n'y a pas d'ordre dans les
réformes proposées, on ne sait pas par quoi il va
commencer, s'il va tout faire en même temps, nous avons juste
une
longue énumération de promesses. Que chacun
puisse au
moins trouver un article qui l'intéresse.
Or
nous écrivons en ce moment l'Histoire. Et l'histoire ne
s'énumère pas. Il faut avoir un projet d'ensemble
et
graduer les réformes. Elles n'ont pas toutes le
même
statut, il existe des priorités. C'est pourquoi je vous
propose
un programme général qui traite principalement
des
problèmes d'emploi et qui repose sur une pierre
d'achoppement :
l'environnement dans ses deux composantes : la production
d'énergie renouvelables et la
récupération. Ceci
représente donc le pôle technologique
à développer.
Premièrement
dans un but réaliste
: il nous faut de nouvelles entreprises et c'est dans ce circuit que
nous pourrons les trouver. Cela permettra également
d'améliorer à terme notre niveau de vie en
allégeant les charges. L'environnement est un vivier
d''emplois
(j'inclus également ici l'agriculture).
Deuxièmement,
le but est également d'accèder à une
fonction humaniste
de
la politique, régir autrement notre monde, créer
un
nouvel ordre qui soit véritablement juste (n'est ce pas,
madame
Royal, voici ici déterminé où se situe
l'"ordre
juste" et non pas à l'endroit où vous le placez,
juste
à côté de
l'insécurité, à
noter qu'il n'existe d'ailleurs pas un ordre juste et un
ordre injuste, il y a de l'ordre ou du désordre, en
bon
français). Nous
renouerons alors avec la tradition française des
Lumières, avec ceux qui avaient une vision prospective du
monde
et désiraient réellement apporter un bienfait
à
l'humanité.
Ensuite, une fois ce but posé, nous pouvons alors nous
attaquer
aux problèmes qui y sont liés. C'est dans cette
optique
également qu'il faut rénover le
systéme des
transports : baisse de la consommation d'énergie, rendement
accru par l'emploi des trains, le ferroutage, les voies navigables,
l'amélioration du réseau routier. Ce qui aura
aussi des
conséquences bénéfiques pour l'emploi,
non
seulement pour ceux qui y seront employés mais aussi pour le
développement futur du tourisme et du commerce. Ainsi,
toujours
dans le même esprit, il faudra également revoir
les aides
à la création ou la reprise d'entreprises. Je
répète donc que voici exposé la grande
vision
générale, la destination. Ce n'est pas faire fi
d'autres
problèmes (nous ne sommes pas là au niveau
particulier
mais au niveau d'une politique générale), c'est
simplement donner un principe fondamental auquel doivent se raccrocher
les choses. Pour l'éducation, par exemple, il faudra
promouvoir
ainsi de nouvelles filières telles que la filière
bois,
l'horticulture, l'informatique, etc.
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Nota
: tiens, monsieur Chirac appelle ce jour (2/02) à une
complète
révolution environnementale, je n'aurai pas
l'outrecuidance de dire qu'il
m'a entendue, il a dû entendre une mouche voler, tout comme
Corinne
Lepage et Dominique Voynet, qui se sont mises à
développer les
mêmes thèmes autour de l'environnement (ils me
font rire parfois). Il n'y a pas de brevet d'invention
pour les idées (il y a par contre une
antériorité du discours dès mars
2006), on ne sait
jamais comment les idées se frayent un chemin. Je suis
d'autant
plus
persuadée que j'ai raison, que c'est la bonne voie. Et je
pense
que
d'autres vont y réfléchir. Y compris d'autres
pays ces
prochaines
années. Malgré tout cela fait plaisir de voir que
les
idées sont reprises, même si le
bénéfice ne
m'en revient pas directement.
Je ne suis pas une personne particulièrement ambitieuse, je
suis juste quelqu'un qui
cherche sincèrement à améliorer les
choses et qui
utilise le moyen qui est à sa disposition pour se faire
entendre. Améliorer ma propre situation je n'y pense
même
pas, par contre améliorer la situation
générale,
éviter des drames (par exemple celui du chômage),
j'y
pense. Lutter contre la précarité, la
pauvreté que
j'observe tous les jours autour de moi. Visitez ma
région,
vous comprendrez mieux mon engagement. J'en ai plus qu'assez de voir
tous ces gens capables laissés pour compte alors qu'il
existe
des solutions.
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Qui suis-je?
Certes, je ne suis pas
à strictement parler une politicienne mais je ne me lance
pas sans avoir quand
même certains atouts. Etre archiviste, cela signifie
déjà que traiter 2000 dossiers, pour nous, c'est
un
fétu de paille. Nous lisons et analysons rapidement.
Archiviste
en mairies, de plus, cela signifie une bonne connaissance du
fonctionnement interne de ces instances, puisque tout document de
mairie (comptes, délibérations, état
civil, plans d'urbanisme, etc)
passe nécessairement par l'archivage. Et les
archives
s'étendant généralement à
compter du
début du siècle, nous avons également
une vision
de l'évolution des mairies dans le temps.
Je
désire aussi attirer votre attention sur ma
formation de linguiste. Car c'est une formation assez rare. Il faut
pour
cela
que je revienne à la question : qu'est ce que la
linguistique?
Au départ, la linguistique est la matière qui a
remplacé les études de grammaire, les linguistes
succèdent
aux grammairiens dans l'étude de la langue. Le mouvement est
relativement neuf, il émerge au début du
siècle
mais ne prendra son véritable
essor qu'après guerre. Le
but est la recherche de nouvelles lois de la langue. On part du fait
qu'il existe de nombreuses exceptions et on se demande s'il s'agit
véritablement d'exceptions ou s'il n'existerait pas des lois
inconnues
des grammairiens qui permettent de les regrouper. Ou existe t'il des
lois
supplémentaires qui interviendraient en
complément de la
grammaire traditionnelle. A partir de là, plusieurs axes de
recherche se sont développés. Les
premières
études portèrent sur principalement sur le nom,
l'article
et l'adjectif , et les valeurs qu'on peut leur accorder. Dans
les
années 60-70, le mouvement s'oriente vers d'autres
recherches,
autour de la valeur du verbe et de ses temps puis, peu à peu
on
en vînt à la prise en compte des adverbes. Mais il
existe
des adverbes liés au verbe et des adverbes dits de phrase,
par
exemple : "Assurément, il passe le pont." Cette phrase ne
signifie pas : il passe le pont de manière
assurée,
auquel cas il serait adverbe de verbe, l'adverbe porte ici sur
l'ensemble de la phrase et lui apporte une incertitude, elle signifie :
"il est presque
certain qu'il aie passé le pont". De
même,
d'autres
mots de la langue permettent d'incliner le discours, ils portent sur
une phrase ou relient des groupes de propositions (ex : Mais il est
parti. Nous reviendrons puisqu'il est absent). Il y a donc des termes
qui permettent de connecter les phrases entre elles et de
créer
le discours, de lui apporter des inclinaisons. Nous sommes
passés de l'étude du mot (groupe nominal, groupe
verbal)
à l'étude argumentative qui porte sur la
phrase.
Mais on peut aller au delà de la phrase. Le dernier
mouvement
né dans les années 80 pose le principe du
structuralisme,
et l'étude porte ici sur des séquences de
phrases, des
ensembles. Nous sommes passés de l'étude du mot
à
la science des langages, dans une résolution de type
mathématique. Ce sont les spécialistes des
réseaux
sous-jacents organisés par le langage. Il existe
vingt ou
trente structuralistes en France car il faut avoir un profil strict de
scientifique. Le mouvement est très jeune mais
l'école
française est reconnue comme étant à
la pointe de
la technique.
Tout ça pour dire que l'ena, ils ne sont pas aussi forts qu'ils voudraient le
faire croire. Ce n'est pas que je me glorifie
particulièrement
de mes acquis, cela permet juste de répondre aux
"moi, je" que dans ce
cas-là, alors "moi aussi, je". (pas plus)
Sur le traitement du discours en politique, je me demande où
sont
passés les arguments. Je trouve qu'il y a beaucoup de
façade, beaucoup de publicité, beaucoup de
manipulations
de l'opinion. Dans ce domaine, ce sont des experts. Par exemple, si on
songe aux projets présentés
tant par
l'ump que par le parti socialiste, ce sont certes là de
grandes
ambitions mais il me semble que le préalable à ce
discours, dont personne ne dit mot est : comment financer tous ces
projets? On propose monts et merveilles et tout cela va
s'effectuer sans effort ni financement, par un coup de baguette
magique.
Précisons
pour finir ma seconde formation : un DEUP (universitaire
préprofessionnalisé) information et
communication, qui
menait en 4 années aux postes de directeurs de
communication,
directeurs de publicité, marketing etc. J'ai
quitté cette
formation en partie car l'esprit qui régnait chez
certains
étudiants ne me convenait pas (vendre à n'importe
quel
prix, se servir de toutes les techniques) mais j'y ai cependant
énormément appris : presse, publicité,
cinéma, histoire des médias, psychologie sociale,
etc,
une formation très intéressante pour
décrypter les
procédés d'utilisation du langage. Il est
d'ailleurs
à noter que publicitaires et communicants (ceux qui
conseillent
nos hommes et femmes politiques) sont intégrés
dans le
même cursus, ils font les mêmes études
à
quelque option près.
A part cela, je suis une personne simple, qui mène une vie
simple (parfois à la limite du monacal, en me moquant un peu
de
moi même) et ce serait très étonnant
que je change.
Les jeux sont faits... (24/03)
12 candidats ont donc obtenu les signatures nécessaires. Je baisse le pavois.
Pourquoi ai-je fait cette démarche tout en sachant le peu de
chances que je possédais? Une fois en possession du
programme, il était devenu nécessaire de le diffuser et
la meilleure solution m'a paru de poser cette candidature. Cela
semblait en effet un moyen
parmi les plus efficaces de se faire entendre. Si on part du postulat
qu'il n'y aura pas une infinité de personnes qui vont proposer
leur candidature (40 candidats pour cette élection) et que tous
les candidats comme je l'ai fait moi même vont aller voir le
programme des uns et des autres, alors il y a une chance pour
convaincre autrui et pour que des mesures essentielles soient
adoptées. Les staffs de nos politiciens ont parmi leurs missions
celle de regarder sur le web toutes les propositions, même les
plus insolites (il est toujours intéressant de voir ce qui est
proposé pour éventuellement modifier, jauger l'adversaire
etc) Cela signifie qu'il y a une chance pour qu'une pensée bien
formulée ait un impact, autrement dit il y a à
parier que l'information remonte. Le but est donc, hormis les
présidentielles, d'avoir voix au chapitre, but qui aurait
été moins sûrement atteint en utilisant un autre
moyen que celui de se présenter.
Il s'agit
de présidentielles mais il s'agit
tout
autant de diffuser des idées novatrices et pourvoyeuses
d'emplois. Il y a deux objectifs à ma démarche : la
présidentielle et la diffusion des idées, pour
améliorer la situation de tous. Ce qui m'a également poussé
à cette extrémité, c'est que j'ai trop peur qu'ils
continuent dans leur voie énergétique que j'estime - et d'autres avec moi - sans
issue pour l'humanité. Certes pour faire cette démarche, il faut
être fou ou particulièrement déterminé, faites votre choix. Mais ce n'est pas facile.
Je crois sincèrement qu'il n'y a pas mieux pour
l'humanité que les énergies renouvelables, et
que prosaïquement cela peut rapporter beaucoup. Il n'y a pas
que la France à équiper mais la Terre. De même pour l'agriculture je
crois que les ogms (hormis leur nocivité potentielle) vont
déprécier les produits et que par contre le
label
sans-ogm va faire augmenter les ventes à l'avenir. Qu'il faut privilégier
les petites et moyennes entreprises, favoriser le tourisme, le commerce
et l'artisanat. Cela peut paraître peu (au "un par un") mais ce
sont les petis ruisseaux qui feront les grandes rivières.