Développement des nouvelles énergies : Il
s'agit d'opérer un déplacement de la politique
énergétique, lui donner une nouvelle orientation.
Selon deux axes :
1. cibler sur l'individuel (vers l'autonomie de chacun) et sur quelques grands parcs éoliens, minimiser le nucléaire, développer d'autres sources d'énergies comme le solaire
2. sensibiliser sur les économies d'énergie en généralL'énergie (03/2006)
Concernant
la mise en place des énergies nouvelles en France, il ne faut pas
développer uniquement les grands parcs éoliens mais aussi et surtout
cibler sur l'individuel, qu'il soit solaire ou éolien. Parce que les
grandes structures sur un territoire relativement peuplé posent des
problèmes notamment au niveau sonore, donc nous serons vite contraint
dans ce type d'expansion. L'état et les collectivités vont devoir
investir également dans l'individuel s'ils veulent promouvoir les
nouvelles techniques. Il y a un bénéfice pour l'état sur l'équipement
collectif mais aussi au niveau individuel (via la tva), et pour le
consommateur.
Admettons
maintenant que nous nous allions aux Allemands. Forcément ils ont le
marché, nous devons dans un premier temps leur acheter les fournitures.
Puis nous développons petit à petit les industries sur place par
partenariat mais tout cela ne fait pas rentrer beaucoup dans les
caisses de l'état, du moins pas très rapidement. Il faudra du temps
pour qu'il y ait retour sur investissement. Donc nous faisons tourner
l'économie allemande, des entreprises se créent en France et nous nous
équipons pour dégager un surplus énergétique. Dans un premier temps,
nous y gagnons mais c'est juste. Donc nous nous développons derrière
l'Allemagne, c'est toujours cela de gagné en raisonnant sur le long
terme.
Selon
nos politiciens, le marché qui s'ouvre à nous prochainement, c'est
l'Europe. Nous espérons donc vendre en Europe. Ah bon, très bien et
pour leur vendre quoi ? Des centrales, ou du fromage, peut être ? Nous
n'avons pas mille ressources. Certes il faudra également développer le
côté terroir mais cela ne se fera pas sans locomotive économique. Vous
pouvez toujours courir. En plus il est désormais trop tard pour
l'éolien et le reste, les Allemands vont rafler le dessus du marché
(voir ce qui se vend au niveau international !). Si nous avons
entretemps réagi, nous sommes outsiders grâce à la qualité de nos
ouvriers qui ont un bon niveau par rapport au reste de l'Europe. Bref,
vous voyez où je veux en venir, le marché futur pour nous n'est pas forcément
dans cette direction (sans compter que se faire une concurrence
acharnée au sein de l'Europe, ce n'est pas faire l'Europe, me semble
t'il)
Et si
nous faisions d'une pierre deux coups ? Parce que ce type d'entreprises
représentent de l'emploi en perspective pour des concepteurs, des
ingénieurs, des ouvriers (qu'ils soient OS, OQ ou OHQ), des
secrétaires, etc (pas comme des centrales dois-je le dire, les
centrales c'est de la vente et peu d'emploi) donc juste ce qu'il nous
manque sur le territoire. Il faut caser qui en priorité ? Les jeunes
dont ceux qui sont issus de l'immigration maghrébine. Donc après avoir
réglé les termes de l'entente avec l'Allemagne (et un vieux
contentieux), je pense qu'il faut regarder de l'autre côté de la
méditerranée.
A quelle porte frapper ? C'est tout vu, c'est l'Algérie
que l'on va solliciter. Pourquoi eux ? Parce qu'ils en ont besoin et
parce qu'ils parlent français. Et nous, en regard, nous avons des
français qui parlent arabe, mais pas les Allemands ! Il est hors de
question d'aider l'Algérie sans contrepartie car cela met l'autre dans
une position d'obligé, mais nous pouvons nous entendre au niveau
commercial. S'ils ne veulent pas nous aurons essayé au moins (tout
dépend de ce qu'on leur propose) et s'ils refusent, d'autres seront
sûrement intéressés (si la France l'a, alors...) Nous allons leur
vendre le dernier cri de la technologie, avec un petit plus. Peut-on se
tourner vers d'autres pays ? On peut toujours mais vous verrez, vous y
reviendrez.
Inutile
de dire que pour les quotas cela va devenir drastique. Nous avons
besoin d'employer les nôtres d'abord, tout pays ferait la même chose.
Il nous faut du temps pour nous relever. L'aide en général désormais il
faudra essayer de la prodiguer d'abord sur place. Bref, pour dire que
cet engagement dans une nouvelle politique énergétique arrangerait tout
le monde, l'Allemagne car cela agrandit le marché et donne du travail,
La France car nous casons nos jeunes, diplômés ou pas, et l'Algérie
récupère un équipement de pointe adapté en fin de parcours. Sinon nous
pouvons aussi nous asseoir et attendre que le ciel nous tombe sur la
tête. A moins que quelqu'un ait une autre solution ?
Je
sais bien quelles idées sont susceptibles d'être gardées. Pas celle-ci,
trop de lobbying et de pouvoir en jeu. Malheureusement, cela
m'étonnerait que nos politiciens adoptent une autre direction, ou alors
ils vont nous le faire à la petite semaine. Cette décision doit être au
contraire être énoncée clairement si nous voulons que ça marche. Il ne
faut pas que l'on construise 2 ou 3 entreprises tout doucement, il faut
d'emblée définir clairement la politique énergétique commune et que
l'état s'investisse réellement. Comme au temps du pacte du charbon et
de l'acier, le premier pacte qui signa la naissance de l'Europe portait
sur l'énergie.
En
résumé, si nous ne prenons pas cette direction énergétique, nous allons
nous discréditer aux yeux de l'Allemagne pour le moins (bientôt
l'Allemagne va nous tourner le dos car nous la freinons, rendez-vous en
compte). En prévision : 5% obligatoire de nouvelles énergies sur le
territoire dans les six ans, directive imposée difficilement par
l'Europe. Autant dire une goutte d'eau dans la mer. Vous êtes
incrédules ? Ca ne marchera pas ? Certes, ce n'est pas ordinaire. Mais
ce n'est pas de l'ordinaire qu'il nous faut. Vu la situation
actuelle... Proposez moi une autre solution pour la relance économique
! (c'est dire l'urgence qu'il y a à réagir promptement). Investisseurs,
à vos marques ! Changement de cap !
Je
crois que si nous ne nous engageons pas dans cette voie, à plus ou
moins brève échéance, nous allons perdre la guerre économique face aux
gros concurrents qui sont la Chine et les Etats-Unis. Il ne faut pas se
tromper de guerre. Il n'est plus temps de voir petit, il faut voir
grand. Il faut bien comprendre que l'énergie, c'est la clef de voûte de
l'édifice. Tout le reste en découle (l'emploi, le tourisme...
l'artisanat, la mode, l'élégance, la gastronomie ...). Si et seulement
si nous vendons cette énergie, nous vendrons le reste. C'est clair, il
n'y aura pas de relance de la croissance en France sans accord
énergétique. L'énergie est donc un point décisif du programme.
En conclusion, nous sommes donc au croisement de deux routes. Si nos politiciens ne font pas le nécessaire concernant un changement de politique énergétique, nous sommes bien partis pour avoir un jour ou l'autre une catastrophe mondiale. Nous vendons du nucléaire à l'Inde, l'Iran y viendra un jour ou l'autre, puis qui encore ? C'est une erreur de tout miser sur le nucléaire. Il faut se diversifier. Proposons vite autre chose ! Et puis, en choisissant de développer de nouvelles énergies, nous laisserions vraiment à nos enfants un autre monde. Vivre dans une maison équipée, que des bâtiments de la ville le soient, me plairait, pas vous ? Nous nous dirions : cette société va dans le bon sens. Et ce serait donner un bon exemple de régulation de l'énergie. Nous avons également bien d'autres atouts commerciaux qui sont peu ou insuffisamment développés. Nous n'utilisons pas nos capacités. Les nouvelles énergies nous donnent l'occasion de développer un nouveau pôle technologique qui sera déterminant ces prochaines années.
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21/07
Concernant le programme, évitez de me prendre pour une « gentille
écologiste », il s'agit clairement d'économie : quelles énergies, quel
rapport avec l'emploi, quelles relations internationales mettre en
place. Le problème c'est le marché. Il faut produire et vendre. Les
énergies propres nous permettent de ré-enclencher le marché et en plus
de bénéficier d'une belle image de technicité et cela, c'est vendeur.
Ce n'est pas seulement pour la beauté du geste, je le dis franchement.
C'est beau et ça nous arrange. Cela nous arrange au niveau national
comme au niveau international. Ceux que ça n'arrange pas, ce sont les
producteurs d'électricité et autres vendeurs de fuel mais pour nous, le
peuple, c'est tout bénéfice. Je ne sais pas si vous êtes au courant de
notre aura notamment en Afrique, ce n'est pas le moment de la perdre.
Nous avons l'occasion inespérée de changer la donne. Grâce à cette
base, nous allons pouvoir (enfin) changer nos relations et tirer un
trait sur le colonialisme.
L'occasion
en or d'avoir la paix pour tout le monde, résoudre au moins une partie
des problèmes d'énergie. Et y gagner mais là, c'est normal. Tout le monde y gagne dans cette configuration.
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Evolution dans le secteur de l'environnement
Que s'est-il passé depuis la rédaction du texte précédent, en mars 2006? A l'époque, nous étions encore à l'ère du tout nucléaire et le Point consacrait un dossier de plusieurs pages dithyrambiques à l'implantation de Cadarache, avec une unique ligne consacrée aux déchets. De même, les autres grandes publications ne remettaient pas en cause le nucléaire et ne publiaient pas d'articles sur l'environnement, ni sur les énergies propres. L'environnement n'était pas un sujet qui était abordé dans la presse, on disait alors que l'insécurité serait le thème principal de la campagne présidentielle. J'ai donc rédigé à partir d'une collection accumulée de tout petits articles disséminés dans des journaux locaux ou des revues telles que "maisons et jardins". Comme le sujet m'intéressait particulièrement, j'avais suivi pendant ces dernières années l'évolution hors de nos frontières, l'Allemagne et la Suisse ayant poursuivi dans cette voie. Lorsqu'il y eut en début d'année l'augmentation des prix du baril de pétrole, je me suis dit que c'était le moment où jamais de remettre au goût du jour ce sujet qu'on avait voulu enterrer de toutes forces depuis 20 ans, bien que nous sachions pertinemment que les ressources pétrolières ne seraient pas éternelles. Au cours des mois qui suivirent, peu à peu, la presse commença à produire des articles sur les problèmes de l'énergie et de l'environnement, et nous vîmes apparaître dans les grands journaux nationaux des publicités que nous n'avions jamais vues auparavant, par exemple edf ou Total font désormais des pages de publicités sur le thème de la biomasse et des éoliennes et de la préservation de la terre. Si vous relisez les hebdomadaires qui paraissaient alors et comparez à ceux d'aujourd'hui, vous constaterez combien fut importante l'avancée dans ce domaine en quelqiues mois. J'étais donc bien dans l'air du temps.
Il semble donc que les industriels aient compris que les énergies dont nous disposions ne seraient pas suffisantes et qu'il fallait se lancer dans de nouvelles énergies qui ont l'avantage d'être moins polluantes ou mieux acceptées du public. Cela leur permet à la fois de soigner leur image de marque et de diversifier leur production. Un mouvement général est donc amorcé vers une énergie plus propre, ils ont compris de quoi serait fait l'avenir. Mais il faut se méfier avec les industriels, ce ne sont pas des philanthropes. Ils essayent de trouver des feintes pour ne surtout pas y perdre, et ils ont donc contourné le problème : ils font leur publicité sur le thème de la propreté mais pas sur celui de la cherté, ils veulent préserver leur manne, continuer à nous vendre régulièrement chaque jour leur énergie. Même si l'énergie propre leur coûtera moins cher à produire, nous, consommateurs, payerons toujours le même prix, il faut que nous nous contentions du plaisir de consommer propre. Un peu juste. C'est pourquoi je pense qu'il faut développer le solaire et l'éolien au niveau individuel, il n'y a que de cette façon que les utilisateurs pourront baisser leurs frais énergétiques. L'excédent de production peut même être revendu à edf.. Heureusement, un certain nombre de mairies l'ont compris et veulent s'équiper mais il parait qu'il est difficile de se conformer à toutes les exigences des dossiers de demande.
Il faut faire attention avec ce nouvel équipement : en Bretagne, des éoliennes ont été vandalisées dans un bourg. Le village était déjà équipé de huit éoliennes, qui déparent malgré tous leurs bienfaits le paysage, et le maire voulait en construire une dizaine de plus. A la suite de cette annonce de nouvelles constructions eurent lieu les dégradations. On peut comprendre les opposants qui n'ont pas envie de voir le paysage envahi, c'est pourquoi il vaudrait mieux tabler sur l'individuel qui n'a pas ce pouvoir de nuisance. Il ne faut pas reproduire l'erreur de l'Espagne dont le territoire est submergé de gigantesques éoliennes. L'état devrait favoriser de préférence cette implantation personnelle, en favorisant les entreprises qui les fabriquent et les mettent en oeuvre. Pour les mairies, il faut s'équiper plutôt en panneaux solaires, en système de récupération des eaux ou en système de récupération de chaleur par le sol. Elles feront des économies et pourront investir ailleurs. En Belgique par exemple lorsque vous construisez une maison individuelle, elle doit obligatoirement comporter une citerne pour la récupération d'eaux. C'est la loi, et cela permet d'alimenter l'arrosage, le nettoyage des voitures, les lave linge et lave vaisselle. Pour le prix de trois pastilles de chlore.
Cela fait 30 ans que les allemands développent ces nouvelles énergies. Il existe aujourd'hui des petites éoliennes (avec des pâles tournées imbriquées) à l'horizontale de 1 m de long qui se posent sur les toits, etc. L'utopie...est à portée de main. Nous n'allons pas développer de grands parcs éoliens en France (à cause du bruit et de l'esthétique) Non, nous allons développer l'éolien et le solaire dans le parc immobilier au sens large du terme. Voilà. Par des mesures appropriées, jointes à certains investissements. Et quelques grands parcs éventuels. A côté du Touquet, dans le Pas-de-Calais, une société immobilière hlm a fait poser sur le toit de ses immeubles ce type d'éoliennes plates (ressemblant à un gros fouet posé à l'horizontale). Ceci alimente en électricité tous les collectifs et permet de réduire les charges locatives.
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Le pacte de Hulot : Le 12/12, Madame Royal signe le pacte de Hulot, après avoir mûrement réfléchi à quoi cela pouvait lui servir. Suite à la signature du pacte par ségolène, ils ont tous réagi comme un seul homme. Dès le lendemain, Monsieur Sarkozy signe et le surlendemain Corinne Lepage, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot etc. Ils ont dû se dire : ah non elle ne va pas confisquer cela à son seul profit et lui ont supprimé son effet d'annonce, dans un beau mouvement d'ensemble. Ils ont donc tous signé pour un vice-premier ministre de l'environnement? D'ici que ce soit fait... Ils n'ont pas dû dire en quelle année. Personnellement je n'ai pas besoin de signer, cela tombe sous le sens. Sauf que je ne signe pas pour un premier ministère, puisque je signe pour une présidence sous le signe de l'environnement. L'an dernier, j'avais déjà signé les 10 gestes pour la terre.
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Ce que nous proposent nos hommes politiques? Du bio-éthanol. C'est plus propre, mais voilà bien le seul avantage, cela coûte aussi cher que l'essence et de plus, l'état y perd à la fabrication (cela revient plus cher au niveau raffinage). Mais les industriels sont contents, voilà une nouvelle manne.
Je propose plutôt l'exploitation d'énergies totalement propres, peu onéreuses, qui nous permettront de réduire nos charges et de créer un marché porteur. Il me semble que les avantages sont bien plus importants, ne croyez vous pas? Sanc compter l'impact à l'international.
Votre
voiture électrique, vous pourrez la recharger chez vous... Enfin
une consommation responsable, au lieu d'être pris à la
gorge et obligé de consommer à des tarifs prohibitifs.